Monday, June 22, 2009

Pirater la musique, c'est mal

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Il faut l'acheter pour que les multinationales du disque ne finissent pas comme les constructeurs de voitures américains artistes gagnent quelque chose. Alors j'essaye...

J'étais allé voir iTunes il y a des années, mais c'était réservé aux américains, et ne proposait que des fichiers cryptés que je ne pouvais pas écouter sur l'appareil de mon choix.

Puis sont venus les .mp3 de Amazon.com. Je m'y suis précipité, mais ils sont réservés aux américains.

Depuis, iTunes est disponible en Suisse, et il paraît qu'ils ont enfin renoncé au DRM dans leurs fichiers. Alors j'essaye itunes.ch. Pour découvrir que je ne peux télécharger de la musique que si j'installe le programme iTunes sur un ordinateur Mac ou Windows. Non merci.

Après de longues recherches par Google qui me propose des dizaines de sites et de manières de télécharger immédiatement la musique que je souhaite par divers moyens illégaux, je découvre Qobuz.com qui semble très intéressant. Hélas, c'était durant un week-end où leurs serveurs souffraient de pannes, et je n'arrive à rien.

Quelques semaines plus tard je retourne sur Qobuz.com, et j'y fais mon choix. Au moment de "passer à la caisse", je suis envoyé chez ClickandBuy qui semble être leur seul moyen de payement. ClickandBuy prend note de toutes mes données de carte de crédit, adresse, téléphone, etc. puis doit absolument m'envoyer un SMS avec un code de confirmation. Hélas, le code n'arrive jamais, malgré 2 tentatives, et mes vérifications minutieuses du numéro de téléphone portable que je leur donne.

Mais j'ai entendu dire que Amazon France offrait enfin aussi des .mp3. J'y trouve ce que je veux, mais au moment de mettre la musique à télécharger dans mon "panier", je reçois ce message: "Message important Nous sommes désolés. Nous n'avons pas pu traiter votre commande en raison de restrictions géographiques appliquées au produit que vous avez essayé d'acheter. Veuillez consulter les conditions d'utilisation de ce produit pour déterminer les restrictions géographiques applicables. Nous nous excusons pour la gêne occasionnée."

Heureusement, je peux écouter toutes ces musiques chez mon voisin, qui semble connaître de meilleurs moyens pour se procurer de la musique rapidement et sans complications...

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Saturday, December 13, 2008

A propos d'antivirus

Hier soir, en passant sur un site web, j'ai attrapé un ou des virus/malware ou autre, et j'ai stupidement perdu des heures pour m'en débarrasser au lieu d'aller me coucher et de résoudre le problème en 10 minutes le lendemain.

Résumé des enseignements de la mésaventure:
  • Ne pas oublier que Linux permet de facilement effacer/renommer des fichiers que Windows ne peut pas. J'ai bêtement commencé par des recherches web qui menaient tous à des forums suggérant l'nstallation d'utilitaires comme MoveOnReboot ou autres. Outre que le programme a lamentablement échoué dans sa tâche, il y a l'absurdité d'installer un nouveau programme pour juste effacer quelques fichiers. De plus, comment savoir que celui-là est OK, parmi l'avalanche de pop-ups causés par l'infection (qui me proposent tous d'installer des pseudo-antivirus gratuits depuis leurs généreux sites web infestés de malware).
  • Ne pas oublier la recherche de fichiers par date et heure. Une fois qu'on a l'un des fichiers coupables, ça permet facilement de retrouver tous les autres. Total Commander a ça dans la page "Advanced" de sa fenêtre de recherche (Alt-F7).
  • Actuellement, parmi les antivirus gratuits que j'avais, Avira Antivir est celui qui a le mieux reconnu le problème (sans pouvoir le résoudre). Il est le plus énervant avec son pop-up géant et quotidien, mais au moins, il voit les virus. (Ceux qui ont été inutiles étaient Moon Antivirus qui ne voyait rien, ClamWin qui ne voyait pas grand chose et qui est d'une lenteur incroyable, et Avast qui ne voyait rien, peut-être parce qu'il ne met plus à jour ses définitions depuis 2-3 mois, parce que je n'ai pas renouvelé la clé d'enregistrement)
  • Au lieu de l'habituel Run (HKLM\SOFTWARE\Microsoft\Windows\CurrentVersion\Run\), les virus actuels tendent à se cacher dans le mécanisme de Winlogon de Windows (HKLM\SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion\Winlogon\Notify\).
  • StartupMonitor est vraiment indispensable. C'est lui qui m'a immédiatement fait réaliser qu'il y avait un problème. (Dommage que ni lui ni son compagnon StartupCPL n'incluent Notify dans les parties de "registry" qu'ils gèrent)
Bref, la procédure rapide et efficace est:
  1. Examiner Run et Notify pour identifier les suspects.
  2. Examiner les dates et heure de création des fichiers suspects pour identifier les vrais coupables, puis rechercher d'autres fichiers avec ces dates et heures.
  3. Démarrer Linux pour effacer ou renommer les coupables
  4. De retour dans Windows, nettoyer le registry.
Hélas, dans 6 mois ça ne suffira sans doute plus. Il y aura des virus plus malins...

Mise à jour: un ami me fait remarquer que les vendeurs d'antivirus proposent des CD bootables dont il y a un rapport de test ici (le meilleur semble être celui de Kaspersky pour le moment). Si on n'a pas déjà un LiveCD Linux comme Knoppix ou Ubuntu, ou si on ne sait pas exactement quels fichiers il faut effacer, c'est sûrement la solution la plus simple.

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Tuesday, July 04, 2006

Liens email dans les pages web

J'ai eu un peu de mal à retrouver ce lien, alors je suppose que ça vaut la peine de l'inclure dans un petit article de blog. (Finalement, mon attention a été détournée par de nombreux à-côtés; les liens pertinents sont dans les tout derniers paragraphes).

Bien qu'on puisse considérer que la lutte anti-spam s'apparente à un ré-arrangement des transats sur le pont du Titanic, il faut quand même encore mettre des liens email dans des pages web. Là, bien sûr, ils sont immédiatement collectés pour servir à nous inonder de "pourriels", comme disent les français.

Comment avoir des liens "mailto:" cliquables, sans que tous les robots de spam en profitent? Les trucs simples comme "user [at] example [dot] com", ou les plus compréhensibles mais très peu pratiques images montrant le texte de l'adresse ne sont pas cliquables. N'essayez même pas les vieux trucs avec les entités HTML (@ pour "@" etc.); ça fait longtemps que ça ne marche plus. Il n'existe plus guère de robot qui s'y prenne les pieds.

Ce qui marche bien est le javascript, que les robots collecteurs d'adresse ne décodent pas; du moins pas encore, à ma connaissance. Mais la plupart de ces astuces javascript qu'on trouve sur le web utilisent un chiffrage antique (littéralement), et même pas sa version ROT13, mais un décalage de 1. Etant donné qu'une simple expression Perl comme s/(.)/chr(ord($1)-1)/eg; permet de le décoder, je doute que ça résiste longtemps. Tiens pendant que j'y suis, voilà un script Perl complet qui suffit pour extraire d'une page web les emails cryptés de cette façon (quel que soit le décalage utilisé):
use LWP::Simple;
my $url = shift or die "Usage: $0 URL\n";
my $html = get($url);

while ( $html =~ /href=['"]javascript:.*?\(['"](.*?)['"]\)/g ) {
my $crypted = $1;
foreach my $i (-25..25) {
my $try = $crypted;
$try =~ s/(.)/chr(ord($1)+$i)/eg;
if ($try =~ /@([a-zA-Z0-9\-]+\.)+[a-zA-Z]{2,6}/) {
print "$try (i=$i)\n";
}
}
}

Bref, je cherchais un peu mieux que ça.

Un certain Jim à qui on essayait de vendre un de ces scripts minables a poussé la solution javascript usuelle (autre exemple ici) à un niveau de cryptage un peu plus actuel. Avec Email Protector, il fournit une page où on peut crypter son adresse email. Il n'y a plus qu'à copier le code fourni aux bons endroits, après avoir séparé du code le lien mailto: lui-même et les fonctions javascript aux noms "obfusqués" et pittoresques. Certains trouveront cette solution exagérée, mais justement, je trouve aussi un certain charme là où d'autres ne verront que du "over-engineered".

Update: Finalement, j'utilise ça régulièrement, et mes suis même adapté le cryptage des adresses en un petit script Perl (disponible ici en .pl et en .bat), pour pouvoir l'utiliser directement à la ligne de commande et obtenir la partie à coller dans le HTML:

#mailcrypt 11 31 user@example.com
<!-- crypted email link -->
<a href="javascript:var N=341,D=43;bid('127 300 95 104 4 95 263 202 318 7 147 95 271 99 133 318',N,D)"
title="Click to send email"
class="mail"<Email</a>

Au préalable, il faut évidemment ajouter
<script type="text/javascript" src="/js/emailProtector.js"></script> dans la page, et sauver l'excellent script de Jim Tucek.

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